FOIRE AUX QUESTIONS

Pourquoi chercher à résoudre un litige grâce à la médiation ?

Le recours au Juge est long, couteux et impersonnel.

En 2026, le délai moyen pour obtenir une décision de justice en France était de :

  • 13 mois devant les Tribunaux judiciaires.
  • 12,4 mois devant une Cour d’appel.

Aujourd’hui, devant les chambres spécialisées de la Cour d’appel d’Aix-en-Provence, le délai pour obtenir un arrêt d’appel en procédure ordinaire avoisine les 3 ans, délai pendant lequel la décision de première instance est, sauf exception, exécutoire de plein droit.

A l’issue de ces délais, une décision de justice vient trancher EN DROIT votre conflit sur la base d’arguments juridiques et d’éléments de preuves qui ne reflètent pas toujours la réalité de la situation.

Ce que vous traversez dans votre for intérieur n’a qu’une influence minime sur la décision.

La médiation - pour qui ? pour quoi ?

La médiation est un processus structuré et volontaire de résolution des conflits, au cours duquel un tiers impartial, appelé médiateur, facilite la communication et les échanges entre les parties pour les aider à trouver une solution satisfaisante pour chacun. Contrairement à un juge ou un arbitre, le médiateur ne prend pas de décision pour les parties, mais les aide à explorer leurs options et à dégager un consensus. La médiation préserve les relations entre les parties et permet de trouver des solutions créatives et adaptées à leurs besoins spécifiques.

Médiation intégrative / Médiation transformative / Approche systémique : quelles différences ?

Les approches de la médiation ne sont pas uniformes. Elles reposent sur des cadres théoriques et pratiques distincts, souvent complémentaires.

La médiation intégrative vise principalement à aider les parties à identifier leurs intérêts, besoins et contraintes respectives, afin de construire des solutions mutuellement satisfaisantes. Elle s’éloigne des logiques de négociation « sur positions » pour favoriser une compréhension plus fine de ce qui est en jeu et ouvrir le champ des possibles.

La médiation transformative, quant à elle, met l’accent sur la qualité de la relation et de la communication. Elle cherche à restaurer la capacité des personnes à se comprendre, à se reconnaître et à reprendre du pouvoir d’agir, indépendamment même de l’issue concrète du conflit.

L’approche systémique, quant à elle, élargit le regard au-delà des individus pour considérer l’environnement relationnel dans lequel le conflit se déploie. Elle met en lumière les interactions, les règles implicites et les influences réciproques qui structurent le « système » dans lequel évoluent les personnes, afin d’identifier des points d’ajustement possibles pour l’ensemble.

Dans la pratique du cabinet, ces approches ne s’opposent pas. Elles sont mobilisées de manière ajustée, en fonction de la situation, du rythme des parties et de la nature du conflit, afin de soutenir à la fois la clarification des enjeux et la transformation des interactions.

Rôle du médiateur et place des avocats : Quelle répartition en médiation ?

Le médiateur ne tranche pas, ne conseille pas juridiquement et ne représente aucune des parties.
Il est le garant du cadre, veille au respect des principes déontologiques — neutralité, impartialité, indépendance, confidentialité, volontariat — et accompagne le processus de dialogue.

Les avocats conservent pleinement leur rôle : ils conseillent leurs clients, sécurisent le cadre juridique et participent, le cas échéant, à la formalisation des accords issus de la médiation.
La médiation permet ainsi une articulation féconde entre cadre juridique et espace de dialogue, chacun intervenant à sa juste place.

La collaboration entre avocats et médiateur crée une alliance de compétences. Elle sécurise le cadre juridique, enrichit la réflexion et permet d’ouvrir, ensemble, un chemin lisible pour les parties et cohérent pour la juridiction.

Quelles sont les étapes d'une médiation ?

Lorsqu’il est saisi, le cabinet offre une intervention structurée , garantissant une temporalité maitrisée :

Analyse de l'opportunité d'une médiation

Toute médiation commence par un temps d’échange préalable destiné à apprécier si les conditions d’entrée en médiation sont réunies.
Cette étape prend la forme d’une réunion d’information à la médiation ou d’entretiens individuels avec chaque partie.

Le médiateur évalue alors, en toute neutralité, la nature du conflit, le contexte relationnel, les enjeux juridiques et économiques, ainsi que la disponibilité des parties à s’engager dans un processus volontaire et confidentiel.
Cette analyse permet de vérifier que la médiation constitue un espace pertinent et sécurisé pour les personnes concernées.

Cadre financier et convention d’entrée en médiation

À l’issue de cette première analyse, les modalités pratiques et financières de la médiation sont précisées.
Les tarifs sont communiqués de manière transparente, en tenant compte de la complexité du dossier, du nombre de participants et des modalités envisagées.

Une convention d’entrée en médiation est ensuite signée avec chaque partie.
Ce document formalise le cadre de la médiation, rappelle ses principes fondamentaux et marque l’engagement libre et éclairé des participants dans le processus.

Organisation des temps de médiation

Les réunions de médiation sont organisées selon les besoins de la situation : réunions plénières, entretiens individuels ou alternance des deux.
La présence des avocats, sur place ou à distance, est essentielle. Elle permet d’apporter un éclairage juridique aux questions soulevées, de sécuriser les échanges et d’accompagner la construction de solutions réalistes et juridiquement viables.

Les avocats participent également, le cas échéant, à la rédaction de l’accord final et à sa mise en œuvre, notamment par son homologation lorsque cela est nécessaire.

Pose et respect du cadre déontologique

Dès l’ouverture de la médiation, le médiateur pose un cadre clair et structurant, fondé sur les principes déontologiques qui gouvernent la médiation : impartialité, neutralité, indépendance, confidentialité et volontariat.

Ce cadre garantit à chaque participant un espace d’expression sécurisé, respectueux et équitable.
Il permet aux échanges de se déployer dans un climat de confiance, propice à l’écoute, à la reconnaissance des points de vue et à la recherche de solutions.

Déroulement du processus de médiation

Le médiateur est le garant du cadre et du bon déroulement du processus.
Les parties restent pleinement libres du contenu des échanges et des sujets qu’elles souhaitent aborder, en toute confidentialité.

À travers un accompagnement personnalisé, structuré et attentif au rythme de chacun, le médiateur facilite la circulation de la parole, aide à clarifier les enjeux et soutient l’élaboration de solutions adaptées aux besoins, aux contraintes et aux projets des parties.

La médiation devient alors un espace pour transformer le conflit, pas à pas, et ouvrir un chemin possible pour la suite.

Modalités d’intervention

Le cabinet intervient en médiation seule ou en co-médiation, lorsque la nature du conflit, la pluralité des acteurs ou la complexité des enjeux le justifient. Le choix d’une co-médiation est toujours envisagé dans l’intérêt des parties et du processus, afin de garantir un cadre ajusté, sécurisé et respectueux des dynamiques en présence.

Lorsque la médiation ne peut être engagée faute d’accord de l’autre partie, le cabinet propose également un accompagnement individuel de conflit. Ce travail, mené sous forme de coaching, permet à une personne de clarifier sa situation, d’identifier ses marges de manœuvre, de préparer une prise de décision ou une communication sensible, et de retrouver une capacité d’action, même en l’absence d’un processus de médiation formalisé.

Quel coût ? Quelle durée ?

Quelle que soit la situation, une médiation représente un coût bien plus raisonnable qu’une procédure judiciaire.

Au-delà des honoraires d’avocats engagés au fil des recours possibles (première instance, appel, cassation, renvoi), c’est surtout le temps, l’énergie émotionnelle et la disponibilité mentale qui pèsent lourdement dans un contentieux.

La médiation offre un chemin plus court, plus maîtrisé et plus apaisé : quelques séances suffisent souvent là où une procédure peut s’étirer sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

Elle permet ainsi de préserver vos ressources, vos relations et votre énergie, tout en avançant vers des solutions réellement ajustées.

Transparence et équité pour une collaboration en toute confiance

Le cabinet Maïpia accorde une attention particulière à la transparence. Une relation de confiance repose sur des informations claires, y compris sur les honoraires.
Vous trouverez donc une FAQ dédiée qui présente simplement nos modes de facturation et les principes qui guident nos tarifs.

Notre engagement est de vous offrir une vision précise et sereine des coûts, pour que vous puissiez avancer en toute tranquillité.

Le cabinet Maïpia privilégie des modes de facturation simples et transparents, adaptés à la nature de votre médiation.

La facturation au temps passé reste notre principe de base : les honoraires reflètent la durée réelle des séances et du travail mené autour de votre dossier.

• Lorsque la situation le nécessite, notamment en présence d’enjeux financiers importants, la convention d’entrée en médiation peut prévoir une tarification ajustée. Elle permet d’adapter la rémunération du médiateur aux économies réalisées ou aux gains obtenus grâce au processus.

• En médiation familiale, un barème progressif peut être appliqué, afin de prendre en compte les revenus de chacun et les éventuelles disparités au sein du couple.

• Si une co-médiation est proposée ou demandée, un ajustement spécifique et clairement expliqué sera prévu.

Dans tous les cas, une convention d’entrée en médiation formalise ces modalités dès le départ, pour garantir un cadre clair, équilibré et serein pour chacun.

La convention d’entrée en médiation est un document écrit établi au commencement du processus. Elle a pour objectif de définir, en toute transparence, le cadre de la médiation ainsi que les modalités de rémunération liées à l’intervention du médiateur. Elle constitue un repère clair pour l’ensemble des participants, que la médiation soit ordonnée par un juge ou engagée de manière volontaire.

La convention précise notamment les éléments suivants :

Les modalités de rémunération
Le document indique le mode de facturation retenu selon la nature du différend :
• en médiation familiale, l’application d’un barème progressif tenant compte des revenus de chacun afin de respecter les situations individuelles et les éventuelles disparités au sein du couple ;
• en médiation civile, commerciale, successorale ou en propriété intellectuelle, un tarif horaire à partager entre les participants.
Il est également rappelé que le cabinet est en franchise de TVA : les montants indiqués sont donc nets de taxe.

Les frais éventuels
La convention précise, le cas échéant, les frais engagés pour les besoins de la médiation (mise à disposition de salle, déplacement, co-médiation, intervention ponctuelle d’un expert ou d’un professionnel tiers). Elle indique si ces frais sont inclus ou facturés en supplément.

Les conditions de paiement
La convention détaille les modalités de paiement convenues entre les participants et le médiateur : appel de provisions, échéances, modalités pratiques de règlement. Des aménagements peuvent être prévus lorsque la situation financière le justifie.

La durée et les modalités d’arrêt du processus
La convention rappelle que la médiation repose sur l’engagement volontaire de chacun. Elle peut être interrompue à tout moment par les participants ou par le médiateur s’il estime que les conditions ne sont plus réunies. Les conséquences financières d’un arrêt anticipé (notamment la rémunération des séances déjà réalisées) y sont précisées.


La convention d’entrée en médiation n’est pas obligatoire mais elle pose un cadre clair et partagé, garantissant confiance, sécurité et transparence pour toutes les parties. Elle permet d’installer un espace de travail serein, propice à l’écoute, au dialogue et à la recherche de solutions durables.

En médiation familiale, notamment dans les situations de séparation ou de réorganisation parentale, j’applique un barème progressif établi en fonction des revenus de chacun. Ce barème interne permet de tenir compte des situations individuelles et des éventuelles disparités au sein du couple, afin que le coût reste ajusté et équitable pour tous. Il peut vous être communiqué sur simple demande.

Pour les médiations en propriété intellectuelle, commerciales ou successorales, le tarif est de 300 € de l’heure (hors co-médiation), à partager entre les participants. Cette répartition facilite l’accès au processus tout en conservant une grande souplesse d’organisation.

Dans le cadre d’une médiation judiciaire, l’ordonnance rendue par la juridiction peut fixer une consignation d’honoraires. Son paiement par les parties conditionne alors l’ouverture effective du processus et permet au cabinet d’entrer en médiation dès la réception de cette consignation.

Le cabinet est en franchise de TVA : les montants indiqués sont donc nets de taxe.

Les plaquettes tarifaires « Médiation Familiale 2026 » ou « Médiation Propriété Intellectuelle 2026 » est disponible sur demande.

La durée d’une médiation varie selon la nature du différend, le nombre de parties et le degré de tension.

En matière commerciale ou de propriété intellectuelle, elle permet généralement d’avancer bien plus vite qu’une procédure judiciaire, avec des séances organisées sur quelques semaines seulement.

En médiation familiale, le temps peut être encore plus réactif. Lors d’une séparation ou d’une réorganisation de la vie familiale, les premières séances peuvent être mises en place rapidement pour accompagner la période transitoire. Des rencontres régulières peuvent ensuite suivre l’évolution de la situation et, lorsque c’est utile, accueillir la parole des enfants dans un cadre adapté.

La médiation offre ainsi un espace confidentiel et ajustable, qui avance à votre rythme plutôt qu’à celui des délais judiciaires.

Dans mes meilleurs délais, je vous accompagne au mieux pour envisager une résolution rapide, apaisée et durable.

Parlons-en !

Le cabinet tient à votre disposition sa plaquette tarifaire de « Médiation – 2026 », sur demande.